Dimanche 5 avril 2009
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2009
18:00
Je sais, je ne vous ai pas habitués à une si longue abstinence sur ce blog. Mais mes plus anciens lecteurs reconnaîtront sans mal que mon ancien blog n'était tenu à jour qu'une fois par mois,
voire moins...
Mais j'ai une excuse : je travaillais.
Je vois les sceptiques d'ici, secouant leur têtes, le sourire aux lèvres, se disant "Elle a toujours le mot pour rire, cette Mathoche."
Mais de fait, je travaillais.
J'allais même dans cette obscure salle informatique, coincée entre deux couloirs, sans vision sur le monde extérieur.
A croire que les informaticiens sont tous des geeks privés de lumière naturelle depuis l'enfance, un PC greffé au bout des doigts, évitant à tout prix les rayons mortels du soleil, style matrix.
J'étais donc sur un PC en train de me battre contre la version de TeXnicCenter (mal) installée (non, mais on se doit d'installer les packages de base !), un œil sur MatLab, l'autre sur les affaires de Sara et d'Issi, une main notant frénétiquement les maigres idées que je réussissais à rassembler, l'autre autour de ma source de théine préférée, lorsque tout d'un coup...
J'entendis la pluie tomber.
Ce qui est normal en Irlande, me direz-vous.
Oui, vous répondrai-je, sauf qu'on est pas sensé entendre la pluie tomber d'une salle sans mur commun avec l'extérieur, ayant au dessus de lui quelques bureaux et une salle de conférence. Je laissai donc un moment de répit à mon ordinateur (non sans avoir eu le réflexe Ctrl-s), lâchai stylo et tasse et tournai la tête vers ma gauche, juste à temps pour voir débouler trois types, PC portable sous le bras, et en voir un autre se précipiter pour récupérer un bel appareil photo.
Ma curiosité étant accrochée, je me levais de ma chaise pour jeter un œil dans la pièce adjacente.
J'émis donc une hypothèse : un artiste assez déconnecté de la réalité avait installé une fontaine dans la salle informatique.
Oui, j'en étais assez satisfaite à la vue du magnifique jet d'eau qui contrastait avec les ordinateurs voisins, dont certains étaient toujours allumés, conférant à l'ensemble une touche légèrement irréaliste.
Mes camarades, beaucoup plus réalistes, se dirent tout de suite qu'il y avait eu une fuite dans une des conduites d'eau de la salle.
Quel manque d'imagination...
Je pris donc la décision qui s'imposait et appelais Sara pour lui suggérer de venir récupérer ses affaires au plus vite.
Je sentis néanmoins mon pouls s'accélérer légèrement lorsque je vis l'eau s'étendre et envahir peu à peu la salle devant laquelle je me trouvais...
Pouls qui s'arrêta avec le ronronnement familier des ordinateurs.
Je me tournais, le visage pale, vers l'écran de l'ordinateur que je m'étais attribué, secouant énergiquement la souris, scrutant avec angoisse les témoins lumineux indiquant les signes vitaux de mon compagnon de quelques heures.
Rien.
Je secouais la tête, me bénissant de tout ces bons réflexes qu'imposent la vie conjugale avec un vieil ordinateur soufflant comme un bœuf courant un marathon dès la première minute, que je conservais à chaque fois que je trompais mon compagnon de toujours.
Je surveillais donc du coin de l'œil l'avancée de l'inondation, qui commençait à se répandre dans la salle où je me trouvait, mais qui s'infiltrait maintenant dans une tranchée sous le planché troué (mais je doute que ce fut son usage habituel). Cela eu donc l'avantage indéniable d'éviter que la salle d'informatique principale fut elle aussi inondée.
Remarquant Sara et Issi, je leur fis part des dernières péripéties, et rangeais mes affaires devant leur air intrigué, affolé (Sara manque de réflexes) et dépité.
Je quittais donc la salle informatique (oui, j'avais toujours du travail à faire), en jetant un dernier coup d'oeil au couloir, et voici ce que mon œil retint :
Mais j'ai une excuse : je travaillais.
Je vois les sceptiques d'ici, secouant leur têtes, le sourire aux lèvres, se disant "Elle a toujours le mot pour rire, cette Mathoche."
Mais de fait, je travaillais.
J'allais même dans cette obscure salle informatique, coincée entre deux couloirs, sans vision sur le monde extérieur.
A croire que les informaticiens sont tous des geeks privés de lumière naturelle depuis l'enfance, un PC greffé au bout des doigts, évitant à tout prix les rayons mortels du soleil, style matrix.
J'étais donc sur un PC en train de me battre contre la version de TeXnicCenter (mal) installée (non, mais on se doit d'installer les packages de base !), un œil sur MatLab, l'autre sur les affaires de Sara et d'Issi, une main notant frénétiquement les maigres idées que je réussissais à rassembler, l'autre autour de ma source de théine préférée, lorsque tout d'un coup...
J'entendis la pluie tomber.
Ce qui est normal en Irlande, me direz-vous.
Oui, vous répondrai-je, sauf qu'on est pas sensé entendre la pluie tomber d'une salle sans mur commun avec l'extérieur, ayant au dessus de lui quelques bureaux et une salle de conférence. Je laissai donc un moment de répit à mon ordinateur (non sans avoir eu le réflexe Ctrl-s), lâchai stylo et tasse et tournai la tête vers ma gauche, juste à temps pour voir débouler trois types, PC portable sous le bras, et en voir un autre se précipiter pour récupérer un bel appareil photo.
Ma curiosité étant accrochée, je me levais de ma chaise pour jeter un œil dans la pièce adjacente.
J'émis donc une hypothèse : un artiste assez déconnecté de la réalité avait installé une fontaine dans la salle informatique.
Oui, j'en étais assez satisfaite à la vue du magnifique jet d'eau qui contrastait avec les ordinateurs voisins, dont certains étaient toujours allumés, conférant à l'ensemble une touche légèrement irréaliste.
Mes camarades, beaucoup plus réalistes, se dirent tout de suite qu'il y avait eu une fuite dans une des conduites d'eau de la salle.
Quel manque d'imagination...
Je pris donc la décision qui s'imposait et appelais Sara pour lui suggérer de venir récupérer ses affaires au plus vite.
Je sentis néanmoins mon pouls s'accélérer légèrement lorsque je vis l'eau s'étendre et envahir peu à peu la salle devant laquelle je me trouvais...
Pouls qui s'arrêta avec le ronronnement familier des ordinateurs.
Je me tournais, le visage pale, vers l'écran de l'ordinateur que je m'étais attribué, secouant énergiquement la souris, scrutant avec angoisse les témoins lumineux indiquant les signes vitaux de mon compagnon de quelques heures.
Rien.
Je secouais la tête, me bénissant de tout ces bons réflexes qu'imposent la vie conjugale avec un vieil ordinateur soufflant comme un bœuf courant un marathon dès la première minute, que je conservais à chaque fois que je trompais mon compagnon de toujours.
Je surveillais donc du coin de l'œil l'avancée de l'inondation, qui commençait à se répandre dans la salle où je me trouvait, mais qui s'infiltrait maintenant dans une tranchée sous le planché troué (mais je doute que ce fut son usage habituel). Cela eu donc l'avantage indéniable d'éviter que la salle d'informatique principale fut elle aussi inondée.
Remarquant Sara et Issi, je leur fis part des dernières péripéties, et rangeais mes affaires devant leur air intrigué, affolé (Sara manque de réflexes) et dépité.
Je quittais donc la salle informatique (oui, j'avais toujours du travail à faire), en jetant un dernier coup d'oeil au couloir, et voici ce que mon œil retint :
Par Mathoche
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Publié dans : Expat' en Irlande !
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