Lundi 23 février 2009 1 23 02 2009 00:38
It snowed.
Here.
In Dublin.
For the first time in ages.
It was like two or three weeks ago (sorry, I'm late to comment this event).

It was real snow, like the one I'm used to in the Alps.
Except that there weren't any mountains to ski on.


But still, I had my bike... And then, I used it to go to college to see a movie an evening...
So it was snowning, dark, with a lot of (drunk) taxi drivers on the way.
Yeah, here, taxi drivers are drunk. I wasn't able to find another explaination to the question: "Why do taxi drivers drive so dangerously?"

So I was driving on the snow, and as I was in town, at some moment, I had to stop.
So I slamed on the brakes... And nothing happened.
Almost nothing, though.

I did stop wheeling. But I started to slip at the very same speed.
I reassure you, I managed to stop in time. But the rest of this trip was just like that: to manage to keep control of my bike, half wheeling, half slipping, under the snow, againt the wind, to finally get to the city center safe.
I managed.
And, I must admit that I got a kick out of this.


Even if when I arrived, I was soaked to the skin, in spite of my rain clothes.
I knew that I should have brought my skiing stuff with me.

Although, nothing lasts forever.
And I don't say anymore "fondre comme neige au soleil", but "fondre comme neige à Dublin".
Par Mathoche - Publié dans : Lost in Dublin
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Lundi 16 février 2009 1 16 02 2009 23:34
J'aime voyager.
Les voyages forment la jeunesse.

J'aime traverser les frontières.
Ça ouvre l'esprit à d'autres cultures.

Mais seulement voilà, je n'aime pas les administrations.
Mais seulement voilà, on ne passe pas les frontières sans papiers... Quoique.
Et, bien que j'ai refait ma carte d'identité avant de partir, il me faut un passeport pour quitter l'Union Européenne.
Et, pour obtenir ce passeport, il faut retourner à la mairie.
Faire face à l'administration à l'inertie légendaire...
Je profitai des vacances de Noël pour m'acquitter de cette tâche.

Je commence à m'y habituer, ceci dit, par la force des choses.
Avoir envie de bouger peut vous pousser à faire bouger les choses aussi.
Mais là...

Je me rendis une première fois à l'hôtel de ville, glaner les quelques documents que j'allai avoir à remplir.
Je receuillis les dits documents, et m'en retourna le lendemain à la mairie, me demandant si l'extrait d'acte de naissance que constitue le livret de famille sera suffisant. Me disant également qu'il n'y a pas de raisons. Après tout, ça avait bien suffit pour la carte d'identité...
Je m'assoyais donc sur les fauteuils-bancs inconfortables de la mairie, en sortant un bouquin. Lorsque mon tour fut arrivé (ce qui fut étonnamment rapide), je m'assoyais sur la chaise que l'on me présentait (fort gentiment d'ailleurs. Comme quoi il y a aussi des gentilles madames dans les mairies), en présentant les photos sur lesquelles je ne souris pas (requête expresse, je n'allais pas aller contre), l'extrait d'acte de naissance, les factures, la lettre des parents, les 60€ de timbres fiscaux...

"Ah, mais maintenant c'est un acte de naissance avec filiation complète, qu'il faut."
Ah. Bien. Bon, bah je repasserai. Bon après-midi.

De retour à la maison, je m'empressai de commander le dit acte de naissance avec filiation complète par internet. Je ne le trouvai point sur e-bay, mais la mairie de Paris a un service informatique assez important pour me permettre de recevoir le bout de papier quelques jours après.
Le 31/12/08.
Je me rendais donc dès le 2 à la mairie.

"Ah, mais maintenant c'est 88€."
Ah. Bien. Bon, ben direction le bureau de tabac le plus proche, vous gardez le dossier sous le coude, je reviens dans 10 minutes.

Dix minutes plus tard, je revins donc, plus pauvre de 28€, mais pleine d'espoir.
J'entamai donc, pleine d'espoir, une longue plaidoirie visant à faire en sorte d'obtenir mon passeport avant de quitter mon pays pour Dublin.

"Ah, mais maintenant c'est un mois minimum pour le passeport."
Ah. Bien. Bon, comment on procède ? Une procuration... Non, la remise se fait en main propre. Ceci dit, on peut l'envoyer à Dublin.

Je retournai donc à mes études à Dublin.
Et il y a quelques jours, je reçu un papier me demandant de venir retirer mon passeport à l'ambassade.
Étant prévenant tout plein, il y avait même l'adresse de l'ambassade sur le papier.
Oui, car c'était bien un papier.
Une feuille A5.
Un vulgaire imprimé, coché au feutre noir.
Genre autorisation parentale de collège.

Je ne me vexais point pour autant, et planifiai dès lors ma visite à l'ambassade.
Qui n'est ouverte que de 9h30(am) à 12h(am) du lundi au vendredi.
Seulement moi le matin j'ai cours.
Tous les matins.
Mais le lundi, je ne commence qu'à 11h.

Je ramassai ma carte, évaluai la distance...
Bon, ça va, 1/4 d'heure de vélo de TH. Si je ne me perds pas.

Je prévoyai donc 1/2h de trajet, 1/2h pour récupérer mon passeport, 1/2h pour rejoindre TC. OK. Faisable. Je me levai donc vers 8h pour accomplir tout cela. Enfin... Je me réveillai à 8h. Et me levai une heure plus tard. (Comme d'habitude, me direz-vous.)
Je pris donc une douche rapide mais stimulante, autant du moins que le thé (oui, je ne bois pas de café. On ne sait jamais, ça pourrait me réveiller) brûlant que j'avalai moins qu'il ne traversa ma bouche et mon œsophage. J'enfourchai ensuite mon fidèle destrier pour combattre, carte d'identité au poing, la machine administrative.

Arrivée sur place, j'attachai mon vélo, avant de sonner au portail du consulat.
De resonner.
De reresonner.
De voir le portail automatique s'ouvrir.
D'entrer.
De voir dans la salle d'attente 8 personnes attendant (dont  un bébé et une enfant en bas âge. Qui m'a sourit. Que faire quand on ne peut pas s'enfuir ? Le tirage de langue me semble risqué...).
De constater qu'une madame s'engueulait fort consciencieusement avec les gentils messieurs-dames de l'autre côté de la vitre sur tous les sujets qui n'étaient pas de leur ressort.
Et d'apprendre que ça durait depuis 20 minutes.

Comment trouver un emploi à Dublin.
Comment toucher l'équivalent des ASSEDIC à Dublin.
Où trouver des informations.
Bref, tout sauf passeport et paperasse administrative.
Tous, sauf ce qu'on peut demander à l'ambassade.

Bref, après 30 bonnes minutes d'énervements vains, le gentil monsieur laissa la place à la gentille madame, et demanda si quelqu'un était venu retirer un passeport, et/ou un visa.
Je jetai un œil autour de moi (j'étais tout de même l'une des dernières arrivées) avant de me lever et de présenter ma carte d'identité prestement au gentil monsieur énervé.
En 2 temps (cherchage de passeport, donnage de passeport), 3 mouvements (vérification d'identité, signature, remise d'attestation), j'empochai mon passeport, et me rendai à ma fac.

Avec 1/2h de retard, je renonçai au cours de 11h pour aller raconter mes déboires à Chloé, en salle info...

Vous me direz que pour troquer une semaine de grisaille dublinoise pour une semaine de soleil marocain, ce n'est pas cher payé.
Par Mathoche - Publié dans : Expat' en Irlande !
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Vendredi 13 février 2009 5 13 02 2009 16:28
Last saturday was special.
Very special.
Even more special than tomorrow.

Because I'm in Dublin.
Because I'm a french girl.
Because there were a lot of men in a sweat.
Because they were fighting in mud.

As all of you would have guess (I hope), I watched the rugby game in a pub.
And it was awesome.

We went to the TP Smith (near Henry St), since Temple Bar was crowded, with some friends. We were 3 froggys, and 2 irish girls.
I must admit that I missed the first few minutes of the match, but I arrived soon enough to see the first Irish penalty. The atmosphere was incredible: half of the pub was french, the rest of them was irish. Which means that at each action, half of the pub was cheering the players, whereas the other half was moaning.

It is quite useless to say that everyone was pretty tense during the break, so all the smokers went outside to try to calm their nerves and, as I was the only non-smoker, I stayed at the table, first because someone had to look after the things (the jacket of one of us had been stolent just the day before), second because we wanted to have seats for the second period, and third because it was fucking cold outside.

When they came back, I learnt that they bet that if the french won, the irish would pay a round, and the other way around if the irish won.
So the game took another dimension, and everyone was pretty tense. After all, here a pint of beer cost 5€.

Then we enjoyed the tries and transformation on both side, but the touches were only enjoyed by irish, I fear.
After the game (great one, I must admit), we could start a proper conversation, not just short teasing between two actions.
So some people joined us (they were in Croke park and had seen the match live), and we had a nice little conversation.

Err... They had a nice conversation. Since as soon as it wasn't just a dialog between me and (and I will call her like that, no offense meant) the woman from Cork (with such a strong accent) but went on a conversation including the two irish girls, I couldn't speak anymore. In a sense, it was reassuring that I could understand pretty much everything they said (as far as I was focused on the conversation), but I was enable to take any part in it, because they were far too fast for me to get a chance to speak.

At last, we spent some time in this pub, and then we went to the church (famous bar/nightclub) constructed in a real church, froggies to drown their sorrow, irish to celebrate.
There, we met load of french supporters, some more fairplay than the other, but all were glad in the warm atmosphere of Dublin.
Par Mathoche - Publié dans : Lost in Dublin
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