Mardi 10 février 2009 2 10 02 2009 19:58
Jeudi, je reçois un mail m'informant que le seul cours de la journée de vendredi était annulé.

J'envisageais donc une journée de détente normale (ce qui inclut grasse mat', cuisine et lecture), une tasse de chocolat chaud (à défaut de vin chaud) à la main, en envisageant de (faire semblant de) travailler sérieusement mes projets en cours.

Mais ma vision du vendredi bascula avec un texto me demandant si j'étais toujours intéressée pour visiter Belfast le lendemain. Rendez vous 9h.
Bien.
Pas de grasse mat'...

Je mets dont mon réveil en marche, me couche en me préparant psychologiquement au réveil du lendemain.
Oui, le réveil est une épreuve si dure pour moi qu'il faut que je m'y prépare psychologiquement la veille.

Mais je me levais en temps et en heure, et rejoignais mes camarades au lieu convenu.
Enfin, mes camarades...
Tout du moins, certains d'entre eux.

Car notre chauffeur, lui, s'est retrouvé coincé dans les bouchons.
Avec notre moyen de transport. (Vous pensez bien qu'on serait partis sans lui, sinon.)

Après m'être installée sur le siège du copilote (qui, dans une voiture française, a une réelle utilité), je me fis un devoir de surveiller la route.
Nous arrivâmes donc sans encombre en terre d'Ulster. Par ailleurs, j'ai remarqué que nous avions atteint cette contrée grâce aux charmants policiers, dont les uniformes sont tellement plus seyant que ceux des officiers de la république d'Irlande.
Après mettre rincée l'oeil (pour voir la route un peu mieux), je remarquais d'autres différences.

D'abord, toutes les distances sont indiquées en yard, miles et toutes autres sortes d'unités inutilisables ailleurs. Mais avec un SI, on mettrait Paris en bouteille.
Ou des satellites sur Mars.

Je réserves les autres différences pour les piétons.

Bref, je profitais du paysage et des jardins intérieurs des maisons (là bas, rien n'est neuf, et l'on ne construit pas une cabane dans l'arbre, mais l'on fait pousser l'arbre dans la maison. Comprenne qui pourra.) pour les quelques miles qui restaient.

Arrivés aux alentours de Belfast, j'avisais un panneau "City center" que le pilote n'avait pas remarqué, et après une manoeuvre digne des plus belles courses poursuites, nous parvînmes à entrer dans la fameuse cité.

Ayant réveillé les deux marmottes de la banquette arrière (oui, ma faune natale me manque), nous nous mîmes en quête de l'office de tourisme, histoire de ne pas se perdre bêtement dans la jungle urbaine. Surtout que cette faune la est nettement plus dangereuse que celle à laquelle j'étais habituée. Mais j'y reviendrais...

La différence que nous perçûmes en tant que piétons fut que nous n'étions pas sifflés. Car au cas où vous l'ignoreriez, les passages piétons de Dublin sifflent les passants pour leur indiquer qu'il est temps de changer de bord. On s'y habitue très vite, notamment quand on passe son temps à textoter tout le monde.

Nous nous sommes ensuite restaurés, pour pouvoir affronter l'histoire.
Car Belfast a affiché son passé aux murs, pour mieux rappeler aux passants que ce n'est pas pour rien que les voitures de police sont blindées.


Nous nous replongeâmes donc dans la guerre, afin d'avoir un tour d'horizon de la culture environnante. En cela, nous fûmes aidés par la providence, qui jugea bon de placer sur notre chemin une descente de police dans un quartier que nous traversions pour rejoindre le centre-ville à la tombée de la nuit.
Nous nous éloignâmes prestement, empruntant un pont pour traverser l'autoroute, magnifique serre grillagée, décorée de bouteilles (cassées, de préférence), bâtons et autres chaises.

Ayant atteint notre destination, nous nous accordâmes une courte pause autour d'un chocolat chaud et de quelques potins. Nous nous mîmes ensuite en quête d'une occupation susceptible de nous occuper jusques au soir.
En cela, le centre commercial s'imposa à nous comme une évidence (enfin, surtout à Caroline), les magasins ayant l'avantage certain de nous abriter du froid (oui, il neigeait à Belfast) jusqu'à 20h30.

Nous écumâmes donc Oxbow, H&M et autres enseignes.
Surtout H&M, d'ailleurs.

J'y ai trouvé un chapeau...
Et je ne saurais être une vraie sadique sans un chapeau sur la tête. Ca sert à cacher mes intentions... Sinon, comment pourrais-je être vraiment sadique ?


Mais comme j'hésitais à investir, nous quitâmes cet abris pour poursuivre notre shopping.
Caroline a ensuite entamé une longue litanie, sensée me guider dans ma quête.
« Mathilde, elle a pas d'organeuh. »

Succombant finalement à cet assaut, je me ruai pour couvrir mes pauvres oreilles de ce fameux chapeau, pendant que mes camarades s'embaumaient les narines d'odeurs, tout en jetant des regards sceptiques aux pots de peinture tenant les stands de maquillage.

Nous passâmes donc notre soirée dans un charmant pub, tandis que mon chapeau passait de tête en tête, autour d'une Erdinger bien méritée.
Par Mathoche - Publié dans : Expat' en Irlande !
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Dimanche 1 février 2009 7 01 02 2009 19:27
I'm getting used to struggle with my bikes.
Just to let you remember... Back in France, during exam period... Here, just a few months ago...
And now.

Though, the day began nicely...
I went all the way to nothern Dublin, to have brunch with some friends, and I've stayed there for some hours, listenning some Bob Dylan songs and then, some irish traditional music.


I really had a good time.
And then, it was time to go.

So, I came down, to find my bike, and my front tire flat.
Fuck. I'm so fucked. That's all I was able to think.
And believe me, it felt not that good...

So we went home with Chloé, who kindly accepted to walk by my side, and I topped up my phone on the way.

In the way home, we sang (makes the time go faster), some french songs by Joe Dassin.


But all these songs have one thing in common.
It is always the story of a man, secretly in love with a woman, and enable to ask her out. Just check out Molly Malone. The guy is obviously in love with the girl, but then, he leaves, and when he comes back, she is already dead!
But this is the case with all irish traditional songs.

I mean, the guy falls in love, he flees, and when he comes back, the girl is either already married, or dead.
Too bad.

But songs by Joe Dassin are all at the same time funnier (since they never end this badly), but also pathetic. Listen to Les Champs Elysées. The man spends his whole night flirting a girl, and at the end, he doesn't even kiss her!
We also sang some by Hugues Aufray, which drove us back to Bob Dylan, because of all the adaptations made from Dylan by Aufray. I won't tell you about his songs much (since he wrote one in which a woman is almost as pathetic as the men I have just described). But then, l'homme orchestre is quite a nice song.

Then I thought that what I should do to cheer me up was just to go home, fix my tire in my room listening to dear old Hugues.

Thus, I indeed went home, buying on my way a new inner tube. I next took some tools to get my wheel. But the tool wasn't so effective, and I gave up, asking a friend of mine to lend me a proper one.

So I came back to my bedroom, intending to listen to some old fashion french classics.

And I discovered that I did not ripped my Aufray's CDs on my computer.

And all my CDs are still in France.

I'm so fucked.
Par Mathoche - Publié dans : Lost in Dublin
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 01 2009 18:35
Les coutumes locales sont étranges ici...
Très étranges.

D'abord dans les tenues.
On est loin de la vieille Europe, où l'indémodable jean - T Shirt - baskets, inévitable passe-partout, vaut pour tous les âges et tous les sexes.

Ici, les garçons ont droit aux passe-partouts.
Les filles, elles...
Portent toutes un haut féminin. (Enfin, tout du moins que les garçons ne portent pas.) Avec des chaussures féminines. (Même règle.) Avec un jean en journée.

Par contre, passé 21h...
Et bien passé 21h, fini le jean.
Par tous les temps. Qu'il pleuve, vente ou qu'il neige (bon, d'accord, il neige jamais ici. Sauf en avril, à ce qu'il parait.), les irlandaises troquent l'infatigable (mais délavé) et inusable (sauf si acheté comme cela) jean.
Pour un vêtement nettement moins confortable quand il fait (comme depuis quelques mois) un peu frais.
Une mini jupe.

Oui, car les putes à mini jupe n'étaient pas des légendes.
Les irlandaises se transforment en pute-à-mini-jupe à la tombé de la nuit (enfin, plutôt quelques heures après, car le soleil se couche à 17h ici), un peu comme des vampires qui sortiraient de leurs cercueils.
Les autochtones de sexe féminin sortent donc des placards talons-aiguilles, mini-jupe et décolleté (quelque soit leur corpulence d'ailleurs) tandis que les européennes continentales se contentent de l'éternel jean (quoique les miens, je les use jusqu'à la corde) d'un haut moulant et d'une paire de boucles d'oreille.

Elles sortent ensuite, et regagnent (rapidement, car il pleut) le pub le plus proche (qui est vraiment proche. Genre, le premier coin de rue) pour avaler une première pinte.
Lorsque ses amies sont arrivées (car les irlandaises ne sortent qu'entre filles), elle quitte ce pub (relativement nase, car c'est un pub abris-contre-la-pluie-qui-fait-rage), pour un autre (en général kitchissime) où elle pourra plaisanter en toute quiétude en hurlant avec ses amies (car la musique est trop forte pour toute autre forme de communication). Ou elle pourra également se faire draguer par un charmant français, qui la distraira de son anglais accompagné de son si charmant accent français au creux de son oreille.

Oui, parce que hurler lorsqu'on drague, c'est pas classe.
Le français type, pour son charmant accent (tellement exotique), et sa belle gueule obtiendra généralement un baiser.
Un pelotage, peut-être.
Mais le français type rentrera chez lui seul.
Sans avoir visité la chambre de l'irlandaise (qui n'a qu'une chambre, parce que les loyers sont tellement élevés ici...).

Car si l'irlandaise a tout d'une fille de joie française, elle a également tout d'une catholique pratiquante.
Et ne pratique donc pas le coup d'un soir.
Par Mathoche - Publié dans : Comment survivre culturellement à l'Irlande
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