Mardi 16 juin 2009

Just before I left Ireland to go back in my home country, we went for a last road trip to Wicklow, to enjoy the sunny day.
For once, I was on time at the meeting point, but I soon received a message from Patrick to warn me (and obviously some others) that he will also be late.
Ah, I almost had forgotten the pleasure to travel with ladies.

Then when he arrived, Patrick found me reading.
And he let me do so for five minutes or so.
In fact, he waited for me to have a quick look up and realize that he was actually just in front of me.

Thanking him to let me know that he arrived, I soon realized that he does the same with anyone, as we saw Marie waiting without noticing us.
I finally got out of the car to point out to her where the car was parked, and we soon were back in the car to wait for Caro.
Caro, who lived like five minutes away from there.
Caro, who was like one hour late when she eventually met us.
Pfff... These women and their make-up !

But then, we arrived in Wicklow, and had a first stop to get some food before going eating on the beach.
Or I'd better say port. Which was rather empty, but then that left us enough space to fart and belch.
When I say 'us', in fact I mean Patrick, actually the only man of this adventure.
After this romantic moment, we went back to our civilized manners, and went for a walk around an old castel's ruins.

'Ruins' was the key word.
Instead of a impressive and majestuous castel, we spotted three walls hardly standing out from the ground on a rock clung hell knows how to the coast.
We climbed there, just to see that there were nothing much more to see.
And also to avoid Caro's frentic moves while she was listening to Galway Girl on her mp3 player, bringing down with her Marie, who is too easily corrupted.


As it didn't stop them, Patrick try to shake them off and get down to the beach, but females are terrific, and they followed us singing a whole new world.
You can't teach proper music to girls.
Then we tried one more time to get rid of them by racing to the car, but we failed, letting them in for the rest of the trip.

We then reached a real sand beach, but still didn't dare to taste the water, for we were still in Ireland. So instead we played a rather funny game.
Tick-tock.
That's an easy game.
I played tick, pushing Caro towards Patrick, and Patrick played back, pushing Caro to me and so on.
At last, Caro gave up and let her fall on the sand.
So we decided that the better solution for her was to take a bath as soon as possible.

But she woke up in the process, and so we resumed our trip to a nice park where we took a sunbath before going back to Dublin.

Yes, it was sunny enough so that we could get a sunbath.
Par Mathoche - Publié dans : Lost in Dublin
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Samedi 6 juin 2009

Après avoir achevé mes partiels, je les fêtais donc plus ou moins dignement, alternant soirées aux pubs, grasses matinées et prélassements au soleil. Car oui, aussi fou que cela puisse paraître, il a fait beau à Dublin.

Et pas juste un soleil timide : un vrai de vrai, qui tape fort et distribue les coups aussi généreusement que Sarko les billets de charter.
Bref, devant un tel ciel bleu, et avisant un jour de congé de Caro, je lui proposais tout de go d'aller visiter la Chaussée des Géants, haut lieu touristique irlandais qui manquait encore à mon palmarès.
Hésitante, mais le sourire aux lèvres, je me fis fort de la convaincre en peu de temps, grâce à ma rhétorique sans faille et à mon sourire enjôleur.
Je me retournai donc ensuite, pleine de charisme, vers nos autres compagnons pour leur proposer une place dans l'expédition.

C'est donc à quatre que nous partîmes pour Belfast : Caro, Sebastien, Chloé et moi.
Arrivés à Belfast, nous rejoignîmes sans grands détours l'auberge. Et oui, mon sens de l'orientation est sans faille.
Après avoir déposé nos maigres bagages, nous questionnâmes le maître des lieux où nous pouvions passer une agréable soirée dans cette ville aux rues désertes (ce qui est étonnant, pour nous pauvres citadins qui venions tout juste de quittez la mégalopole de Dublin, qui ne dort jamais).

L'aubergiste nous ayant recommandé cinq endroits aussi attrayant les uns que les autres, nous nous dirigeâmes vers le premier.
Qui était fermé.

Pestant contre la fatalité, nous entrâmes dans la taverne juxtant ce pub, et bien que l'endroit était fort sympathique, il n'offrait nulle place pour soulager nos pauvres jambes, fatiguées de tant de marche, et qui appréhendaient le lendemain.
Nous quittâmes donc cet établissement au son de la contrebasse, et nous dirigeâmes vers la taverne suivante de la liste de l'aubergiste.

Nous eûmes le plaisir de découvrir un pub de caractère, sorte de croisement entre un bar habituel et un bistrot PMU, à la décoration hétéroclite.
Le bar habituel pour la population jeune, et même quelque peu décalée (on notera d'ailleurs le serveur punk), et le côté PMU pour la bande de personnes plus âgées, qui plaisantaient bruyamment autour d'une pinte.
En fait, je doutais qu'ils en fussent à leur première... Mes soupçons furent confirmés lorsque l'un de ces personnages vînt entamer la conversation, clamant haut et fort qu'il était un vrai irlandais, pas comme ces bastringues dublinoises, non mais pour qui ils se prennent vraiment là bas, après tout il ne faudrait pas oublier d'où on vient, mais franchement.
Bon, je vous traduit de mémoire et à peu près, mais le message était bien celui-là !

Après quelques heures, las de tant d'émotion, nous rejoignîmes notre gîte pour une nuit de sommeil honnêtement gagnée.
Mais mon sens de l'orientation est plus performant que mon habileté à utiliser un réveil, et c'est avec une bonne demi heure de retard que nous nous levâmes précipitamment pour nous ruer sur le bus sensé nous mener vers le but de notre périple.
Malencontreusement, nous nous trompâmes de bus, mais découvrîmes mon erreur à temps pour sauter in extremis dans le bon car.

Nous arrivâmes donc sans encombre après 3 heures de trajet à la chaussée des Géants, cette formation volcanique propre à faire rêver tous les geeks de la terre, les fans de mythologie comme les hérétiques de géologie.
Après avoir arpenté ces lieux, nous nous retranchâmes hors de porté des rayons du soleil vers les quelques échoppes touristiques, où nous pûmes dépenser nos derniers pounds en nous rafraîchissant avec quelques glaces de bon augure.


Ceci fait, il nous restait bien une heure à tuer avant de reprendre le bus en sens inverse, et Chloé proposa la réalisation d'un petit film explicatif sur la chaussée des Géants.
Promis, dès qu'il est monté, il accompagnera ce billet.
Par Mathoche - Publié dans : Expat' en Irlande !
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Samedi 30 mai 2009

Mes derniers examens se sont déroulés cette semaine.
Je vais donc à présent reprendre une vie normale, et redonner un peu de contenant à ce blog quelque peu délaissé ces derniers temps, avant de m'en retourner à Grenoble et de disparaître de la toile.

Mais reprenons le cours du temps.
Lundi matin, à quelques heures du partiel d'intelligence artificiel. Je me lève donc, et allume mon PC, avant de prendre ma douche (le temps dont a besoin mon ordinateur pour se réveiller. Aussi fainéant que sa propriétaire, celui là !).
Ceci fait, je me connecte et ayant un dernier regard aux cours, je me fait la réflexion qu'une calculatrice ne serait pas de trop...
J'interpelle donc fort à propos quelques amis en ligne, et trouvais rapidement une solution à mon problème.

Cette première émotion m'ayant ouvert l'appétit, je me restaurais donc, et envisageais de me rendre sur les lieux, tout en faisant mon sac.
Après une énième vérification, je me dirigeais vers ma fidèle monture, que je détachais et enfourchais vaillament, me félicitant d'être en avance.

Au second coup de pédale, je me dis que quelque chose ne tournait pas rond. Je tournais donc la tête vers ma roue arrière, et ne puis que constater avec horreur le pneu à plat.
Je rangeais donc mon vélo, dégainais mon portable et envoya un texto à Chloé pour lui faire part de mes mésaventures, et pour lui rappeler de penser à la calculatrice.

C'est donc d'un pas pressé que je joignais la ligne de tram, les bus étant quelque peu aléatoires, pour rejoindre Sara qui m'attendait, calculatrice au poing.
Après les remerciements de rigueurs et les vœux de bonnes fortunes que j'emportais soigneusement emballé dans une zone étrangement désaffectée de mon cerveau, je poursuivis mon périple pour rejoindre Chloé, et entrais dans l'antre obscure de l'examen.

Mon dernier partiel eu lieu vendredi matin, et je dus réviser en observant par la fenêtre le ciel.
Bleu, le ciel.
Très bleu.
Et les gens en T-shirt.
Ou en débardeur.
Ou torse-nu.
D'ailleurs, ils sont tous imberbes, ces jeunes hommes de Trinity Hall. Wilde n'aurait pas protesté.
Du coup, les pdfs, livres et autres notes me semblaient bien insipides, surtout lorsque l'on m'annonçait les résultats de Roland-Garos sur fesses de bouc.

Je tachais donc de me mettre au travail.
Je tachais ensuite d'arriver à l'heure au partiel, où je retrouvais quelques camarades, priant pour que le ciel reste bleu encore jusqu'à la fin de la journée !

En sortant de la salle, éblouie par tant de soleil, je me tournais vers Marc pour lui demander ce qu'il comptait faire en attendant son avion. C'est donc tout naturellement que nous avons passé l'après-midi au soleil, échangeant quelques nouvelles, et passant le temps.
Après l'avoir accompagné à son bus, je rejoignais Chloé, Sean et Niall au soleil sur Trinity College.
Enfin, il est sans doute plus juste de dire que je tentais de les rejoindre. En atteignant le stade, je vis un troupeau d'étudiants, doctorants et autres membres du staff se prélassant au soleil, m'évoquant plus un troupeau de phoques que l'élite irlandaise.

Après un coup de fil, je parvins envers et contre tout à les rejoindre, après avoir enjambé quelques corps qui rougissaient à vue d'œil.
Après avoir reçu notre quota de soleil, nous nous retirâmes dans nos quartiers.
A peine ai-je croisé ma colocataire qu'elle me déclara que j'avais bien fait de profiter du soleil.
D'ailleurs j'eu droit aux mêmes remarques en sortant le soir même avec quelques amis.

J'ai mieux compris ce matin en observant mon reflet dans le miroir.
J'ai la tête d'une écrevisse.
Par Mathoche - Publié dans : Expat' en Irlande !
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