Vendredi 22 mai 2009 5 22 05 2009 06:51
Oui, je sais, mon blog n'est plus vraiment tenu à jour.
Mais ça vous habitue.
Parce que dans moins d'un mois, je serais de retour en France.
Donc, je n'aurais plus internet.

Vous ne voyez pas le lien ?
D'abord, parce qu'à Dublin, je suis en résidence universitaire, et que la connexion internet est incluse dans le loyer.
Ensuite, parce qu'en France, je pourrais entrer en contact avec amis et famille par téléphone sans que ça me coûte un bras.
Enfin, parce que je vais pas payer pour m'assoir derrière un écran quand je rentre chez moi.

Ceci dit, outre le fait de vouloir gérer au mieux vos crises de dépendance, j'ai une vraie raison à l'inertie de ce blog.
Je vous le donne en mille : je suis en partiel.

Et ça a commencé fort.
Il y a un mois, quand j'ai jeté un œil aux emplois du temps des examens.
Lundi 18/05, 14h-17h : Logique floue.
Lundi 18/05, 14h-16h : Systèmes concurrents.
Ah bah oui, bien sur. Les étudiants erasmus ont le don d'ambiguïté.
Après quelques mails, la solution me fut donnée : je passerais la logique le matin, et système l'après midi. Et je serais surveillée durant la pause de midi.

Espérant donc tomber sur un maton sympathique, je me préparais aux examens.
Et lors d'un repas avec quelques camarades, on m'avisa de me munir d'une calculatrice.
"Quoi, me récriai-je en mon for intérieur, je devrais m'enchaîner à cet objet obsolète que ne m'a servit que deux fois depuis le bac ?" (Je dois admettre ici que par nostalgie, j'ai rejoué au pisseur. Le but du jeu était de remplir un gobelet d'urine en donnant la pression adéquate suivant la distance du verre.)
Bref, je m'arrangeais avec Dominikus pour emprunter la calculatrice de Sebastian (qui n'est ni programmable, ni graphique. Aucune pitié pour les no-lifes.) : je l'aurai la matinée, et Dominikus l'après-midi.

Je me rendis donc le dit matin à mon examen, calculatrice en poche.
Je m'approchais (à l'heure) des feuilles où sont inscrites les places attribuées.
Mon nom n'y est pas.
Je me risque donc à l'intérieur de la pièce, et tente d'expliquer mon cas à quelques personnes visiblement surmenées à préparer la salle.
On finit par me dire de m'adresser à la responsable, qui zozotait sérieusement.
En anglais, fut-il besoin de le préciser.
Bon, je me tirais avec succès de cette courte conversation, et la suite se déroula sans heurt.
Enfin, sans parler de l'examen en lui même, qui lui me laissa une impression un peu floue.
Non, je ne vais pas sortir de mon propre blog, même si je fais des blagues pourries.
Ce serait un peu comme ramener quelqu'un dans son lit, et partir avant le petit matin parce c'était qu'un coup d'un soir. (Je relirais bien Antigone, moi...)

Bref, fin de l'examen, on ramasse les copies.
J'attendais donc sagement qu'on s'occupe de moi.
Et puis moins sagement.
Au bout d'un moment, je sautillais d'un pied sur l'autre en attendant que les quatre surveillants aient fini d'emballer les copies.
Je trouvais qu'ils en mettaient, quand même, un temps pour faire ça, et que d'habitude, c'était pas si long.
Finalement, on assigna Jen à ma surveillance, et on me dit de lui coller au cul.
J'avisai cette partie fort agréable de son anatomie, et décidai que j'aurais pu tomber sur pire.
Je la suivi donc au bureau des examinations en faisant connaissance, et dansant toujours d'un pied sur l'autre.
On appris donc que l'on avait une amie en commun, qui nous fit le plaisir de nous rejoindre à déjeuner.
Après que je me sois délestée, bien sur.
Ma matonne s'étonna que l'on du me suivre pendant la pause, car je ne pouvais pas me procurer l'énoncer du partiel. Ce à quoi je répondis en toute honnêteté que je pourrais procurer l'examen que je viens de passer à mes camarades.
Malgré cela, elle me fit assez confiance pour que je passe la calculatrice à Dominikus.

Après m'être restaurée, je me rendit donc dans la salle où se passait mon second examen.

Et maintenant, l'expérience montre que je ne devrais pas mettre mon blog à jour à 6h30 du matin.
Par Mathoche - Publié dans : Computer Science Study
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 12 mai 2009 2 12 05 2009 19:43

Not a so long time ago, I went to toilet.
Nothing worthing being noticed, some would say.
They're right. Just skip the remain of this article.

For those who are reading these lines, I assume that they know how important toilets are.
These are a place where you can think in peace.
Without any comment from people sitting next to you.
Without a computer barking at you (with a blue screen).

So, went I get there, I expect a quiet place.
But then, female toilets are never quiet.
There are always girls (how surprising) speaking together.

The second thing I expect is a not-blocked toilet, where I can ease myself.
But what I get usually is a basin full with toilet paper. If I'm lucky.
So, I try to sit there, with a Paul Finch sort of way.
And when I look up, I see adds.
Like "College problem? Call student nite line."
Or "Pregnant? There are positive solution."

I must tell you a thing here: to abort is illegal in Ireland.
Some say that it is related to the irish catholic moral.

So it drives me to this point.
In all teenager clichés, a pregnant teenager has to give birth in toilet.
When I look the basin, I try to imagine a teenage girl, trying to breathe deeper and deeper, pushing hard, just above this basin.
The toilet get event dirtier.
But the tricky part is when the girl tries to drown her baby.
She simply just can't, since the basin is already filled with toilet paper, and now placenta.
Then the baby will have to die from dehydration, in a bin outside.
In the cold, also, because the temperature is never hot in Ireland.

Yeah, I'm just evil.
But, like Pierre Desproges said: "Exigeons une bonne fois pour toutes qu'on habille le petit Jésus dans les crêches : toute cette nudité, ça fait triquer les pédophiles."
Which means: 'Let's require once for all that baby Jesus is to be dressed in cribs: all this nakedness makes the pedophiles horny.'
Par Mathoche - Publié dans : Lost in Dublin
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 5 mai 2009 2 05 05 2009 21:17
Parce que cette version, je la trouve tout de même plus plaisante que la comédie musicale du même nom.

Bien.
Après une longue absence (enfin, tout est relatif) et quelques essais infructueux pour finir de vous narrer mes aventures marocaines (juste quelques impressions comme quoi tout le monde est ton ami là bas, un peu comme sur fesses de bouc; que la circulation y est un peu dense, un peu comme à Tunis; et que le soleil a eu ma peau, un peu comme chaque été), je décidais de passer outre, quitte à y revenir plus tard si l'inspiration me vient.
Quelle libertine, celle là.
Elle est passer me voir, tout à l'heure.

Le soleil et les séances de bronzage, ça ne l'excitait pas.
Par contre, elle était toute émoustillée quand elle m'a rejointe dans la bibliothèque.

Oh, non pas à cause du charmant bibliothécaire, non. (Quoique, d'aucune ne vous diront que...)
Donc, j'entrais dans la bibliothèque, et me dirigeais vers les S.
Je recherchais alors le petit prince (car quelqu'un a ingénument posté un extrait de ce livre).
Ne trouvant pas mon bonheur dans les romans, je flanais dans les rayons, et tirais de ceux-ci deux livres.

Matière à Rire, de Raymond Devos.
Bon, aller, je suis d'humeur magnanime ce soir. Un petit extrait.


Bref, après avoir feuilleté quelques sketchs fort inspirés, je me tournais vers Desproges.
Ah, Desproges.
Sa finesse.
Son esprit.
Enfin, rien ne dure éternellement, je finis par me lever pour aller demander au bibliothécaire sus mentionné s'ils n'avaient pas le petit prince. Il m'apprit que cet ouvrage était réservé, et quand je le vis se diriger vers le rayon jeunesse de la bibliothèque, je compris mon erreur de chercher ce livre dans le rayon roman.
Je quittai donc la bibliothèque, ayant dans l'idée d'aller investir dans I am legend (de Richard Matheson).

Je repassai donc par TCD pour récupérer mon vélo.
En chemin, je tombai sur Chloé, qui avait l'air un peu ailleurs, et m'arrêtai pour un brin de causette.
Mais Chloé semblait avoir rejoint la fleur du petit prince sur sa planète, et ne prêta guère attention à mon enthousiasme pour les jeux de mots de Devos, ou bien de l'humour noir de Desproges.
A ses semblants de reproches, j'affichais un air affligé, et déclarais consternée qu'effectivement, j'avais du travail en ce moment.
Mais je ne pus réprimer bien longtemps mon sourire en la voyant elle même tacher de compter correctement jusqu'à cinq.
Je souris encore en repensant à Desproges, retentais de raccrocher Chloé à mon monde (très égoïstement d'ailleurs), et rentrai chez moi.
Par Mathoche - Publié dans : Comment survivre culturellement à l'Irlande
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Surprise !

  • P1010673.jpg
  • P1000675.JPG
  • IMGP8617.JPG

You're talking to me?

Finding... Not fucking Nemo!

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés