Comment survivre culturellement à l'Irlande

Dimanche 28 juin 2009
Il a bien fallu "sociabiliser" avec les autochtones.
Pour cela, rien de mieux que de sortir avec les irlandais.
Ce qui revient à dire aller dans un pub.

Une institution de l'Irlande, ces pubs.
D'ailleurs, pour les irlandais ce n'est plus métro boulot dodo, mais plutôt métro boulot bistro.
Un irlandais sort du bureau pour rentrer dans un pub, et n'en ressort que pour dormir.
D'ailleurs, la plupart des pubs servent à manger (de la friture, en général : onion rings, chicken wings, french fries... Le tout arrosé de bière, un régime très diététique !)

Et durant les dernières soirées que j'ai passées là bas, je ne m'en privais pas : pubs à touristes (reconnaissable car les  habitudes vestimentaires des filles n'incluaient point les mini-jupes, ou à la musique traditionnelle), nos pubs préférés (reconnaissable à l'habituel guitariste que mes compagnons avaient pris en affection)...

On a fait également quelques pubs crawl.
Le principe étant de rentrer dans un pub pour une pinte ou deux, et d'en faire d'autres.
La tournée des bars version irlandaise, quoi.
A ceci près que dans les pubs irlandais, il y a souvent un groupe qui joue en live.
C'est donc moins l'ambiance (assez semblable et souvent boisée) que la musique qui prime pour le choix du pub où finir la soirée.

At the Mezz

Déjà, ce qu'il faut savoir, c'est qu'à Dublin, les pubs sont plus grands que les supérettes.
La plupart sont sur plusieurs étages, et la surface finale est souvent impressionnante.
Certains poussent le vice (comme le Church) à abriter restaurant, pub et night-club, tandis que d'autres (comme le Fitzsimon) ont un étage en terrasse pour les fumeurs, un étage avec une piste de danse et un sous-sol boîte de nuit... en plus de deux autres étages qui n'abritent qu'un "simple" bar.

Tout est poussé à l'extrême, je vous dis.

Autre institution irlandaise : les buskers. Performeurs des rues, ils hantent Grafton Street et Temple bar la journée, et ce jusqu'à ce qu'il soit temps d'aller finir la soirée dans un pub.
En clair, pour vous remettre de votre terrible gueule de bois (car vous n'êtes pas irlandais), vous vous contentez de vous promener dans les rues de Dublin, à la recherche de la perle rare.

En général musiciens, et très souvent doués, ils se produisent seuls ou en groupe, et on peut mesurer la performance du groupe à l'attroupement de badeaux devant eux.
Si le groupe est bon, c'est un véritable embouteillage de piétons !

The Super Fantastic, in Temple Bar

Enfin, vous partez à la chasse aux buskers s'il ne pleut pas, évidemment.
Sinon, vous rentrez directement dans un pub !
Par Mathoche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 5 mai 2009
Parce que cette version, je la trouve tout de même plus plaisante que la comédie musicale du même nom.

Bien.
Après une longue absence (enfin, tout est relatif) et quelques essais infructueux pour finir de vous narrer mes aventures marocaines (juste quelques impressions comme quoi tout le monde est ton ami là bas, un peu comme sur fesses de bouc; que la circulation y est un peu dense, un peu comme à Tunis; et que le soleil a eu ma peau, un peu comme chaque été), je décidais de passer outre, quitte à y revenir plus tard si l'inspiration me vient.
Quelle libertine, celle là.
Elle est passer me voir, tout à l'heure.

Le soleil et les séances de bronzage, ça ne l'excitait pas.
Par contre, elle était toute émoustillée quand elle m'a rejointe dans la bibliothèque.

Oh, non pas à cause du charmant bibliothécaire, non. (Quoique, d'aucune ne vous diront que...)
Donc, j'entrais dans la bibliothèque, et me dirigeais vers les S.
Je recherchais alors le petit prince (car quelqu'un a ingénument posté un extrait de ce livre).
Ne trouvant pas mon bonheur dans les romans, je flanais dans les rayons, et tirais de ceux-ci deux livres.

Matière à Rire, de Raymond Devos.
Bon, aller, je suis d'humeur magnanime ce soir. Un petit extrait.


Bref, après avoir feuilleté quelques sketchs fort inspirés, je me tournais vers Desproges.
Ah, Desproges.
Sa finesse.
Son esprit.
Enfin, rien ne dure éternellement, je finis par me lever pour aller demander au bibliothécaire sus mentionné s'ils n'avaient pas le petit prince. Il m'apprit que cet ouvrage était réservé, et quand je le vis se diriger vers le rayon jeunesse de la bibliothèque, je compris mon erreur de chercher ce livre dans le rayon roman.
Je quittai donc la bibliothèque, ayant dans l'idée d'aller investir dans I am legend (de Richard Matheson).

Je repassai donc par TCD pour récupérer mon vélo.
En chemin, je tombai sur Chloé, qui avait l'air un peu ailleurs, et m'arrêtai pour un brin de causette.
Mais Chloé semblait avoir rejoint la fleur du petit prince sur sa planète, et ne prêta guère attention à mon enthousiasme pour les jeux de mots de Devos, ou bien de l'humour noir de Desproges.
A ses semblants de reproches, j'affichais un air affligé, et déclarais consternée qu'effectivement, j'avais du travail en ce moment.
Mais je ne pus réprimer bien longtemps mon sourire en la voyant elle même tacher de compter correctement jusqu'à cinq.
Je souris encore en repensant à Desproges, retentais de raccrocher Chloé à mon monde (très égoïstement d'ailleurs), et rentrai chez moi.
Par Mathoche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 19 avril 2009
Ayant rejoint ma famille, nous pûmes nous envoler vers notre destination finale : le Maroc.

Je vous passerai les détails du vol, car c'est tout de même commun, comme moyen de transport.
Bref, en arrivant, nous primes le taxi qui nous attendait vers notre riad chouia chouia, pour nous délester de nos bagages. Moi, je voyage léger, habitude oblige, mais mes parents... Ben, moins.

En sortant du riad, nous croisâmes un gentil monsieur qui nous proposa de nous emmener jusqu'à la place.
Il ne m'inspirait pas confiance, mais après tout, après une nuit de deux heures, j'ai des tendances paranoïaque.
J'ai donc suivi le patriarche (après tout, au Maroc, c'est les hommes qui dirigent), et gardait mes soupçons pour moi.
Après un virage à droite et trois à gauche, nous, on était complètement perdus.
Du coup, le type, il nous a fait découvrir Marrakesh dans ses moindres recoins.

Enfin, surtout les recoins.
Parce que mettre 20 min pour un trajet qui n'en demande que 5, ça fait des sacrés détours, tout de même.
Pour ceux qui ne connaissent pas, Marrakesh, c'est comme un labyrinthe géant, plein de corridors étroits (deux mètres de large, parfois moins), avec une large place en son centre, et quelques artères principales qui la desservent, ainsi que quelques autres places dignes d'intérêt.
Pour ceux qui ne connaissent pas, s'y perdre est d'une facilité déconcertante (même lorsque l'on a un sens de l'orientation aiguë, ce qui n'est pas mon cas).
A fortiori, lorsque l'on est guidé par quelqu'un dont le but est de nous perdre.

Le monsieur s'avéra être un rabatteur pour le restaurant d'un "cousin, cuisine traditionnelle, très bon, pas cher".
Mais mon père, fortement agacé, donna un pourboire (je n'aurais pas été d'une si grande largesse) pour se débarrasser de lui et nous revînmes à la place.

Où nous fûmes dépouillés.
Au propre comme au figuré.
Par un montreur de singe, qui nous a alpagué après un "Oh, il est mignon !" de mon plus jeune frère.
Ni une, ni deux, le saltimbanque était sur nous. Enfin, plutôt son singe, qui nous dépouilla pendant la séance photo qui s'ensuivit.
Ensuite, ce fut le moment de remercier son maître, et il n'était plus question de monnaie de singe.


Après ces dures négociations, nous nous dirigeâmes vers les tombeaux saadiens.
Ils s'agit en fait d'un cimetière de luxe richement décoré, rehaussé de somptueuses sculptures sur bois.
On interrogea Léo, qui semble fatigué : " Regarde, c'est pas beau ? "
Réponse de l'intéressé : " Bof. "
Moi, tentant de l'accrocher : "Il a fallu des heures pour tailler tout ça ! "
Mon frère, que j'ai manifestement fortement influencé durant sa prime enfance, me regarde d'un air blasé et me décoche un : "Ouais, et en trente secondes, t'as tout vu." qui restera inscrit dans ma mémoire à tout jamais.


Je restais néanmoins contemplative devant cet art qui se refuse à toute représentation humaine, si différent de Keith Haring, Delacroix et autres Raphaëls auxquels je suis habituellement fidèle.

Une autre face importante de la culture arabe, c'est les souks.

Le souk, c'est bien.
C'est abrité du soleil.
Comme ça, je peux entretenir mon teint légendaire.

Le souk, c'est coloré.
Il y a plein de tissus colorés, babouches en tout genre.
Comme ça, on peut troquer ses espadrilles contre une paire de chausses plus exotique.

Le souk, c'est parfumé.
Il y a plein d'épices, de parfums naturelles sur les étalages.
Comme ça, on peut réhaussé le goût du quotidien avec une note de vacances quand on rentre à la maison.

Le souk, c'est le marchandage.
Il y a plein de marchands qui pratiquent ce sport.
Comme ça, on peut payer le double de son prix un miroir.
Bon, ça c'est mon père, parce qu'à moi, on me la fait pas, et je ne pense pas que j'ai tant perdu avec la théière que j'ai ramenée. Du moins si j'en juge par la tête que faisait le vendeur quand il a fini par céder.

Pour finir, on a tous fini au centre d'artisanat où les prix sont affichés, histoire de garder un peu d'argent pour pouvoir manger !
Par Mathoche
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander

Surprise !

  • P1000790.JPG
  • P1000846.jpg
  • P1010611.jpg

You're talking to me?

Finding... Not fucking Nemo!

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés