Étant de retour en cette bonne vieille France, avec ses porcs sains (les irlandais étant légèrement indisposés), ses fromages au fumé délicat et ses baguettes, la première chose que je dévorais fut un généreux morceau de St Félicien sur une tranche de pain aux noix. On retrouve le goût.

La seconde chose que je remarquais fut la toute nouvelle machine à pain de mes parents. Ni une, ni deux, je fis quelques essais de brioches (réussis), mais suivis aussitôt de quelques déceptions (pas assez de levure, pour la majeure partie. Il y a quelque chose concernant la levure qui ne veut pas monter jusqu'à mon cerveau...) donnant des pains et brioches n'ayant pas assez cuit.

Qu'à cela ne tienne !
Je me replierais sur une recette inédite d'orgasme au chocolat mêlant gingembre et poivre dans un coulant pour le nouvel an.

Je me procure donc à grand mal du gingembre, les balances de la supérette n'indiquant pas le gingembre (merveilleux ordinateurs), et me préparais pour la dite soirée.
Je n'oubliais point mon tout nouveau disque dur externe, histoire de pouvoir faire ressurgir quelques souvenirs d'enfance.

Par contre, pauvre de moi, je laissais ma tête sur l'oreiller et le chocolat dans le placard.
Je me retrouvais donc dans une cuisine inconnue, à cuisiner un plat que je n'avais jamais testé, en manque de certains ingrédients. Je tachais donc tant bien que mal de m'en sortir...

Et bien je suis sortie par la petite porte. J'aurais bien voulu sortir par le trou de souris, mais ayant regagné lors du dernier réveillon tous les kilos perdus lors des durs mois d'abstinence irlandais, je ne pouvais plus rentrer...

Après ces durs échecs culinaires, je me mis à saliver sur les réussites gustatives de Poulpy, avec ses samoussas, et de Caerby avec ses propres expériences.
Nous eûmes ainsi l'idée d'un dimanche culinaire.

Et ce dimanche fut une réussite.
Dimanche midi fut laissé à nos hôtes, car Poulpy et mon humble (très humble, après tous ces échecs) personne passions cette matinée dans le train pour les rejoindre à Lyon.
Nous eûmes donc la joie et le plaisir de déguster, autour d'une table savamment décorée sous l'égide de Noël, des escalopes de poulet aux cacahuètes, accompagnées de riz et d'une sauce merveilleuse beurre de cacahuète-moutarde-crème. Comme dessert, nous nous régalâmes de boulettes de riz fourrées aux oranges.

Après une bonne pause digestive, qui donna le ton musical du dimanche, nous quittions la douceur de l'appartement pour une promenade dans Lyon, qui était malheureusement pour moi, dans le brouillard.

Background musical dominical.

Je dis malheureusement, parce que je n'ai jamais pris le temps de visiter la ville. Je me contente de visiter le musée d'art contemporain, et encore, juste pour Keith Haring.

Bref, nous nous retrouvâmes sur une place dont je ne me souviens plus le nom, avec vue sur un truc en hauteur dont je ne me rappelle pas le nom non plus, en train de déguster une barba-papa (ça, je me souviens du nom).

Après quelques pérégrinations au grès du vent et du brouillard, nous rentrâmes afin de préparer ce que nous allions dîner ce soir là.
Le choix de Poulpy s'arrêta sur les samoussas, et quant à moi je préparais une recette que je maîtrise, les poivrons farcis sucrés-salés, accompagnés de semoule. Le plat étant assez nourrissant, nous nous passâmes fort aisément de dessert.

Et bien si l'année 2008 s'est finie sur un échec, la rentrée culinaire 2009 fût une réussite !
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