Leçon n°5 : s'habituer aux coutumes locales
27 janv. 2009Très étranges.
D'abord dans les tenues.
On est loin de la vieille Europe, où l'indémodable jean - T Shirt - baskets, inévitable passe-partout, vaut pour tous les âges et tous les sexes.
Ici, les garçons ont droit aux passe-partouts.
Les filles, elles...
Portent toutes un haut féminin. (Enfin, tout du moins que les garçons ne portent pas.) Avec des chaussures féminines. (Même règle.) Avec un jean en journée.
Par contre, passé 21h...
Et bien passé 21h, fini le jean.
Par tous les temps. Qu'il pleuve, vente ou qu'il neige (bon, d'accord, il neige jamais ici. Sauf en avril, à ce qu'il parait.), les irlandaises troquent l'infatigable (mais délavé) et inusable (sauf si acheté comme cela) jean.
Pour un vêtement nettement moins confortable quand il fait (comme depuis quelques mois) un peu frais.
Une mini jupe.
Oui, car les putes à mini jupe n'étaient pas des légendes.
Les irlandaises se transforment en pute-à-mini-jupe à la tombé de la nuit (enfin, plutôt quelques heures après, car le soleil se couche à 17h ici), un peu comme des vampires qui sortiraient de leurs cercueils.
Les autochtones de sexe féminin sortent donc des placards talons-aiguilles, mini-jupe et décolleté (quelque soit leur corpulence d'ailleurs) tandis que les européennes continentales se contentent de l'éternel jean (quoique les miens, je les use jusqu'à la corde) d'un haut moulant et d'une paire de boucles d'oreille.
Elles sortent ensuite, et regagnent (rapidement, car il pleut) le pub le plus proche (qui est vraiment proche. Genre, le premier coin de rue) pour avaler une première pinte.
Lorsque ses amies sont arrivées (car les irlandaises ne sortent qu'entre filles), elle quitte ce pub (relativement nase, car c'est un pub abris-contre-la-pluie-qui-fait-rage), pour un autre (en général kitchissime) où elle pourra plaisanter en toute quiétude en hurlant avec ses amies (car la musique est trop forte pour toute autre forme de communication). Ou elle pourra également se faire draguer par un charmant français, qui la distraira de son anglais accompagné de son si charmant accent français au creux de son oreille.
Oui, parce que hurler lorsqu'on drague, c'est pas classe.
Le français type, pour son charmant accent (tellement exotique), et sa belle gueule obtiendra généralement un baiser.
Un pelotage, peut-être.
Mais le français type rentrera chez lui seul.
Sans avoir visité la chambre de l'irlandaise (qui n'a qu'une chambre, parce que les loyers sont tellement élevés ici...).
Car si l'irlandaise a tout d'une fille de joie française, elle a également tout d'une catholique pratiquante.
Et ne pratique donc pas le coup d'un soir.