Je ne suis pas une bimbo.
Je ne suis pas une pin-up.
Je n'aime pas le lèche vitrine.
Ça me gave.
Du coup, je me fringue surtout en fonction de ce que je vais faire et de qui je vais voir dans la journée.
Par exemple, si je vais au ski (ou au snow), je met ce pull immonde, mais néanmoins fort confortable, à capuche. Avec mon pantalon de ski, forcément. Et comme il est plus tout jeune et que j'ai pas envie de me retrouver avec le cul mouillé, je rajoute un jean en dessous. Je vous informe d'ailleurs que les jambes de mon jean sont assez large pour contenir mes boots. Je peux grossir des mollets, et c'est bon à savoir. En même temps personne ne grossit des mollets. Regardez les obèses, ils sont tous minces des mollets. Mais je m'égare...
Bref, ma tenue de ski n'est pas fashion. Elle est loin d'être aussi bigarrée que celle des parisiens qui viendront polluer nos pistes belles et enneigées quand viendra février. Et surtout, elle est loin d'arriver à la cheville de celle de mon frère.
Mascime donc assorti la couleur de sa veste à celle de son pantalon, cette dernière se mariant très élégamment à celle de ses boots, qui ne jure pas avec la couleur des fixations, lesquelles rappellent agréablement les couleurs du pantalon et du surf réunies. A noter également qu'il a choisit son masque en fonction de la couleur de sa veste, et que le bonnet complète merveilleusement l'ensemble. Sans oubliez la sous-veste dans les mêmes tons, ce serait dommage de faire une faute de goût sur la touche finale.
Au contraire, tout est dépareillé chez moi. Veste grise, pantalon noir, pull blanc, écharpe grise, snow bleu blanc vert, chaussures bleues blanches grises, fixs noires... A quelques détails près je passe au monochrome, ceci dit ! Enfin, sans compter mes joues rougies par l'effort... (Plutôt par le vent, le froid et la neige, me direz-vous. Vous n'auriez pas tord.)
C'est moche.
Mais pratique et efficace : j'ai pas froid.
Mon frère non plus. Mais lui, après passage en caisse, il a plus un rond pour payer son forfait !
Mais pour les fêtes de Noël, j'ai du faire un effort.
Alors, j'ai sorti le chemisier bleu pour le 24.
Clair, le bleu.
Très clair.
Trop clair.
Je prends mes précautions, je mange prudemment.
J'arrive à la fin du repas, la salade. Je me sert, je mange, je discute...
Et le contenu de ma fourchette tombe.
Non, pas sur moi, dans mon assiette. Où est le drame, me direz-vous ? Et bien, en tombant dans la sauce salade, ma fourchetté (j'aime les néologismes) a fait savoir à la dite sauce que là n'était pas sa place (à la sauce), et qu'elle (la sauce) devait aller voir ailleurs si elle (la fourchetté) y était. "ailleurs" signifiant le chemisier bleu clair, sortit du placard et dépoussiéré exprès pour l'occasion.
Nullement découragée, j'ai fait (encore) un effort pour le 25. J'ai sorti un autre chemisier, blanc cette fois. Et j'ai entamé un combat avec l'entrée.
Une crevette.
Que j'ai vaillamment décapitée, et qui s'est brillamment vengée en envoyant gicler, dans un ultime effort, sa cervelle couleur caca d'oie sur mon beau et blanc chemiser.
Ben pour le 31 sur trente-et-un, ça promet !
You're talking to me?