Adieux !
24 sept. 2008Car c'est ma cousine qui m'héberge durant 15 jours, Aer lingus coûtant moins cher que 2 semaines dans une auberge de jeunesse... (Enfin, surtout les soirées dans les pubs). Bref, me voilà à Rennes (enfin Mordelle), à jouer aux jeunes filles au pair à 16h30, sur internet jusqu'à pas d'heure et devant la TV (ou en train de dormir) le reste du temps.
Jusqu'à ce qu'on me pose la question fatidique : tu viens à l'anniversaire de Madeleine la semaine prochaine ?
Madeleine étant la cousine de ma mère que je n'ai pas revu depuis quelques années, 500km exigent.
Pourquoi pas ? Après tout, les souvenirs que j'ai d'elle sont très bons. Du coup, je vais chez ma tante ("Tu as maigri ?" c'est pas ce que me dit la balance...) la veille, à St Lô. Et, pour mon plus grand plaisir, on mange du poisson. Allélua ! Enfin des personnes normales, qui mangent du poisson à la crème (aucun messages personnels). Bref, après une bonne nuit de sommeil (ou plutôt une matinée...), nous nous restaurâmes avant de passer chercher ma grand-mère et de nous rendre à l'anniversaire de Madeleine (dans un coin je sais pas trop où perdu en Normandie, mais c'était tout plat. Mais alors, plat.).
Arrivées sur place, je me précipite pour dire bonjour et souhaiter un bon anniversaire à Thierry (le fils de Madeleine, qui fêtait ses 40 ans en même temps que sa mère fêtait ses 70 ans). Thierry me regarde de haut en bas, de bas en haut. "Dis donc j'aurais pas su que tu venais, je t'aurais pas reconnu".
Bon, j'ai tellement changé que ça en, disons, 6 ans ? Je rentre dans la salle, dis bonjour à tout le monde, et retente le "Bonjour et bon anniversaire !" à Madeleine pour sensiblement la même réaction. Bon. J'ai changé.
Un peu plus tard, après avoir relevé une remarque un peu moqueuse d'un mes cousins, celui ci me répond : "C'est pour toutes les fois où tu ne nous as pas dit bonjour quand t'étais petite."
Ah. Alors c'est pour ça qu'on ne me reconnaissait pas aujourd'hui...
Cette légère crise identitaire noyée dans le champagne, je pus essayer de prendre part à la conversation. C'était sans compter les enceintes, qui souhaitaient de toute évidence éviter que je prennes des nouvelles de ma famille. Bon an mal an, je réussis néanmoins à savoir ce que devenait cette grande famille.
Finallement, je rentrais le lendemain pour passer deux jours chez ma grand mère (à Sourdeval, où c'est vallonné. Et oui, je finirais par connaître la Normandie comme ma poche), où j'ai eu tout le loisir de lire, entretenir un feu de cheminée et mater un cul de souris.
Oui, parce que, sans rire, une souris est passée sous la porte de la cuisine alors que je regardais tranquillement Mariages à la télé... Il en faut peu pour être distraite, de nos jours.