Leçon nº3 : apprendre à se passer du RU
21 oct. 2008Je savais qu'il existe des gens qui sont différents. (Par exemple, des gens qui aiment Patrick Fiori. Si si, y'en a. Non, ce n'est pas un comique cynique.)
Je savais aussi que la France était dotée d'un système social qui permettent aux gens de se faire soigner quand ils sont pauvres.
Aux pauvres étudiants de faire un cursus universitaire.
Aux étudiants de manger pour pas cher.
Je ne pensais pas possible qu'un jour, Barnave me manquerait (et je ne parle ni des batailles d'eau, ni des agréables moments passés avec mes camarades et amis).
Je parle de manger.
Car ici, rien n'est prévu spécifiquement pour les étudiants.
Les services de cantines sont assurées par des entreprises sous contrat avec l'université.
Et TCD n'est pas qu'une université.
C'est également un monument historique/touristique.
Résultat : en sortant du arts building, on peut croiser une file de petits vieux. Ici, la moyenne d'âge, c'est 40 ans.
Oh, et ici le repas revient à 4€50. Oui, car les entreprises ne considèrent pas qu'elles nourissent des étudiants.
Elles considèrent qu'elles nourissent les membres du staff, et les touristes.
Enfin, repas... Je ne parle que du plat de résistance. Et il est pas bon en plus. En tout cas, leur mouton est à mettre sur le même plan que Diderot. En plus, il faut rajouter 1€ pour le dessert, aller demander un verre d'eau à la caissière (pas de fontaine, pour nous pousser à acheter une bouteille ou une cannette... En même temps, l'eau est tellement mauvaise... J'ai été élevée à Evian, tout de même ! Même pour ça -surtout pour ça- j'ai été habituée à un certain standing !), et ainsi de suite. Bref, autant marcher 5 min, entrer dans un spar pour un sandwich.
Personnellement, je fais mon sandwich toute seule (comme une grande), et de temps en temps, un petit subway (quitte à manger un sandwich, autant qu'il soit bon !).
Oui, je sais. Culinairement parlant, c'est dur de survivre à l'Irlande.