Squirrels
16 déc. 2008Poussée par l'amie des animaux locale, outragée lorsque je lui ai avoué honteusement et piteusement que je n'avais point encore visité le Botanic Garden, je me préparais donc psychologiquement à affronter des hordes d'animaux sauvages et indomptés.
Je m'activais ainsi pour ce safari, et rejoignais l'amie des animaux (celle la même que j'avais prévenue la veille de mon possible retard matinal). A l'heure (une fois n'est pas coutume), je l'attendais patiemment devant le Spire (vous savez, l'aiguille à tricoter géante qui est sensée être un f*ck à l'Angleterre) lorsque je reçu un texto. En retard...
Quelques minutes plus tard (comblées par les traditionnels invités exotiques que l'on retrouve dans toutes les grandes villes avant les fêtes. Cette fois ci, ce sont les descendants de Géronimo qui ont soufflé dans leur flûtes Pier-Import en poussant la chansonnette), l'amie des animaux me retrouvait noyée dans la masse des fans d'un jour de ces voyageurs bohèmes (enfin, ils étaient amérindiens quand même. Et en fait de masse, une dizaine de curieux soucieux de ne pas arriver en avance faisaient office de spectateurs distraits, l'oeil sur l'horloge d'Eason).
C'est ainsi que commença notre folle aventure...
Car tout d'abord, nous dûmes trouver l'arrêt de bus. Car il y en a trois différents tout au long d'O'Connel St. Je faisais confiance à l'amie des animaux (qui décidément n'aura pas droit à un prénom dans cet article) pour retrouver le chemin jusqu'au jardin de son paradis, car c'était la troisième fois que cette inconditionnelle allait observer la faune de ce parc. Quoiqu'elle fait preuve d'une discrimination choquante pour la dite faune.
Mais quand bien même elle eût fait le voyage tous les jours, je doute qu'elle ne se fût pas perdue ce jour là.
Car on a mis 10 minutes à trouver l'arrêt de bus. Et 10 min pour faire 100 mètres, c'est long. Dans le bus, outre les civilités d'usage, elle se trompa de repère, et nous obligeâmes le chauffeur à s'arrêter au milieu de nul part, pour seule raison que l'amie des animaux pensait que c'était là qu'il fallait descendre... Comme quoi, on peut aimer les animaux sans avoir leur sens de l'orientation.
Après tous ces contre-temps, nous pénétrâmes dans l'antre des bêtes...
Bref, Botanic Garden, ce sont des jardins, avec des animaux dedans (comme vous l'aurez devinez). Et ici aussi, ils connaissent l'existence de thuyas géants, qui ne sont pas que des arbustes pour protéger vos bains de soleil des regards curieux des passants. Pour cause, en Irlande, le soleil ne reste pas longtemps. Les nuages et la pluie passent régulièrement. A croire qu'ils ont des relations plus intense avec le climat continental qu'avec le climat océanique.
Les animaux que nous croisâmes furent pour la plupart des écureuils ("Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Des écureuils !!!!" L'amie des animaux) mais aussi des pies, et des canards.

Mais ces animaux étant sauvages et indomptés, il fallait avoir un bon appareil pour ne éviter le flou artistique. (De ce côté, j'ai pas mal de photos floues, et quelques culs de canard qui se baladent sur mon ordinateur. Comme quoi, même les canards s'immobilisent pour déféquer.)
Notre safari terminé, nous nous sentîmes l'âme aventureuse, et poussâmes une porte au hasard.
Derrière la porte, nous nous retrouvâmes dans une forêt tropicale (aucun besoin de traverser la moitié de la Terre pour ça !), que nous nous empressâmes d'explorer dans ses moindres recoins. Telles Robinson, nous découvrîmes ainsi la case de Vendredi, et sursautâmes lorsque nous aperçûmes un féroce félin prenant un repos bien mérité au coin d'une cascade.
Nous traversâmes donc les salles et attérissâmes dans la salle des cactus.
Nous pûmes alors apprendre plein de choses des plus intéressantes sur ces plantes, car l'amie des animaux est aussi une amie des plantes, et lisait consciencieusement toutes les pancartes de la serre. Nous eûmes donc la joie d'apprendre que la vanille était le deuxième arôme le plus cher du monde (après le safran. Mais en même temps, tout est cher ici !), et tout un tas de choses dont je ne me souviens plus sur les plantes grasses.

Mais l'amie des animaux que je suis aussi était heureuse de voir qu'en ces lieux, ce n'étaient pas des têtes de cerf que l'on accrochait aux murs, mais des plantes bien vivantes !