Elle m'a murmuré : "Va, va prendre soin de tes semblables, Dieu te le rendra..."
Je ne crois pas beaucoup en Dieu, mais bon je me suis dit que mes semblables, eux, me le rendront bien un jour.
Alors je suis allée voir mes semblables.
Ma tante, ses petits-enfants, ma grand-mère, pour terminer le séjour chez ma cousine.
Mes petits-cousins, donc, passaient du bon temps chez leur grand-mère, ma tante, pendant que moi je pouvais profiter de ma grand-mère tout en profitant d'eux, adorables chérubins. (Si vous n'avez pas tout suivi, vous pouvez relire, la fugue de Bach est relativement longue...)
Mais ce serait une erreur de croire que ces chérubins aient une conscience, eux. (D'ailleurs, ils ne sont même pas baptisés, ces athées !)
Car en fait de vacances et de profiter de leur prochain (en fait leur prochaine, moi en l'occurence), ils se sont plus appliqué à profiter des propriétés rebondissantes de mon ventre (oui, je me
mets au régime... Pffff...) et, curieusement, de mon dos.
Ce qui, combiné à 6 heures de trajet, me vaut un petit mal de dos depuis mon retour.
Et puis, je suis retournée bosser. En vélo. Rien de bien dangereux, sauf...
Sauf quand un de vos collègues vous rattrape, et pour vous faire une blague vous double en se rapprochant un peu trop de votre guidon. En accrochant votre guidon, pour être plus précise...
Courageuse mais pas téméraire, je me dégageais sans attendre, et regardais s'étaler de tout leur long les deux vélos et mon collègue. Mon collègue qui réveilla sa vieille blessure de guerre du genou, et moi je sentais un peu mieux mon dos...
La journée poursuivit son cours. Boulot, vélo, dodo.
Au réveil, ma compagne et moi nous apercûmes que notre loyal clic-clac avait rendu l'âme. À mon corps défendant (enfin surtout mon dos), nous démontâmes donc le dit convertible.
C'est alors que mon dos cria grâce, de le laisser un peu tranquile et d'aller voir un medecin.
Lequel me dit que quand même, j'étais bien contractée du dos, et que quand même, un décontractant et un anti-inflamatoire ça ne ferait pas de mal.
Reste à savoir ce que mon dos va répondre à ce traitement...
Et aussi au déplacement du clic-clac à la déchetterie, au passage chez Ikéa, et aux cours de la semaine prochaine.
You're talking to me?